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The Wire

Avec Dominic West, Sonja Sohn, Clarke Peters... 4 saisons, en cours.
Quand on regarde des séries TV, on imagine le schéma parfait : un scénario passionnant aux multiples ramifications, des personnages denses à l'évolution constante, une réalisation soignée et des thématiques abordées avec subtilité. Hé bien HBO, la chaîne productrice du show, a du se dire que The Wire cadrait parfaitement avec cette description, car malgré les scores moyens (pour ne pas dire mauvais) de l'audimat, elle continue de soutenir la série. Les critiques dythirambiques n'y étant certainement pas pour rien.Plongée fascinante dans la ville de Baltimore.

Cover DvD saison 1 Contrairement à d'autres créateurs soumis à une certaine pression des Networks publics, David Simon a pu s'asseoir à une table et écrire tranquillement les 5 saisons qui formeront sa nouvelle série. Donc pas de « Ça marche bien votre truc. Rajoutez-nous 9 épisodes à la saison ou pourriez-vous allonger superficiellement l'intrigue pour qu'on puisse tenir des années ? » ( Toute ressemblance avec des séries existantes n'est pas du tout fortuite). Tout est prévu. Du début à la fin.

La série part d'une intrigue à l'apparence simpliste. Une équipe de la police, formée par des bras cassés et des éléments perturbateurs, se lance dans l'écoute téléphonique pour faire tomber un gang. The Wire suit une certaine constante chez HBO. Celle, dès le premier épisode, de nous présenter une dizaines de personnages différents. Un maximum d'informations est envoyé au téléspectateur, de minuscules liens commencent à apparaître, voire même, après un second visionnage, de futures intrigues.
Notre concentration est mise à l'épreuve avec finesse, car certains éléments, à peine effleurés pendant la première saison, ne ressurgiront qu'à partir de la troisième, mais toujours dans une évolution logique et cohérente. Cela peut faire peur au début, mais l'écriture prend en compte tout ça. Et les données se feront plus compréhensibles avec le temps.

Au delà de la première couche du scénario, de petites intrigues se développent, grandissent, mais le plus important est cette facilité à nous balancer dans la vie quotidienne des deux camps (la police et le gang). On aura droit plus d'une fois à des scènes se concentrant sur les personnages et non sur l'histoire. Des discussions prises au hasard d'un petit deal, des interrogations sur ses agissements, des tranches de rigolade entre collègues. On humanise les deux camps, on les socialise. C'est cela, la beauté de l'écriture de cette série : on aborde les thématiques autant grâce au scénario, qu'aux protagonistes et à leur vie. En plus de tout ce monde lié à l'affaire principale, David Simon rajoute des personnages complètement indépendants. Comme Bubs, indic toxicomane, et petit escroc, que l'on suivra dans ses changements (il est à mon avis, le pilier central de The Wire) ou encore Omar, véritable mythe sur pellicule, se moquant autant de la police que des gangsta qu'il dévalise. Et l'on en apprend toujours un peu plus sur eux à travers les saisons, alors même que le scénariste fait intervenir d'autres rôles. Pour la petite anecdote, beaucoup de personnages secondaires sont de vrais policiers, ou de réels gangsta. Ainsi certains des vrais criminels jouant dans la série ont étés arrêtés dans le passé par de vrais policiers tout aussi acteurs qu'eux. Quand on parle de réalisme, ce n'est pas pour rire.

Jimmy McNultyLes différentes thématiques sont subtilement attachées aux histoires et aux personnages. Que ça soit la réinsertion, la politique, ou l'éducation, elles sont abordées par les différents camps. À chacun sa définition et son approche.

Notons qu'il est quand même très dur de parler de The Wire. Comment résumer une série aussi riche en protagonistes et intrigues. Rendez-vous compte : la quatrième saison vient de démarrer aux USA, et depuis le premier épisode de la série, 3 grosses affaires ont été abordées, des dizaines de sous-intrigues, une trentaine de personnages passés au crible, qui pour la plupart sont toujours là (le générique en est une symbolique, la même chanson est reprise à chaque saison par des groupes différents) à l'heure ou je vous parle, et déjà, dès le 4x01, des petits nouveaux.

Et y'a moi. Partagé entre l'envie de vous faire découvrir ce show, et mon incapacité à le faire correctement. À moins que... Ah oui, les deux premières saisons sont sorties en DvD zone 2 ( Sous le nom Sur Ecoute). C'est qu'une suggestion, hein. Mais si vous aimez aussi les séries pour autre chose que du simple divertissement, il n'y a pas de doute, The Wire est fait pour vous.

Rédigé par kariboubou

Publié le 07 octobre 2006 à 16h24

Dernière mise à jour le 7 octobre 2006 à 20h01