Bienvenue sur JeuxOnLine - MMO, MMORPG et MOBA !
Les sites de JeuxOnLine...
 

NAC [Le sujet sur les ... Nouveaux Animaux de Compagnie]

Salut, en parallèle du topic des chiens et des chats, et puisque la tendance à maintenir de tels animaux se banalise, voici le thread où nous pourrons discuter d'animaux "de compagnie" un peu moins courants (reptiles/insectes/rongeurs/dahus), j'ai nommé les NACs.

Les nouveaux animaux de compagnie


Serpents


  • Le Boa Constrictor Imperator (BCI)



Cette fois-ci, nous allons nous intéresser au boa constrictor imperator.
Bien qu'il existe de nombreuses localités (ou sortes) de boas constrictor imperator assez différentes les unes des autres, je vais tenter d' avoir une approche la plus globale possible.

Description:



Le BCI est un serpent musclé et massif. Sa tête est bien distincte de son corps et de forme triangulaire et anguleuse. C'est un serpent nocturne à tendance crépusculaire, ses pupilles sont donc dilatées dans l'obscurité et rétractées à la lumière du jour.
Il possède une vingtaine de taches dorsales en forme de chauve-souris, de sablier ou de selle de cheval. Les couleurs du BCI vont du gris au blanc, en passant par le noir, le beige, le marron, les teintes rougeâtres et saumonées. La queue est généralement de couleur plus vive que le reste du corps.

Les couleurs ainsi que la taille du BCI varient énormément en fonction de sa région d'origine (ou localité). Bien que les BCI soient tous rencontrés en Amérique centrale et du sud, on notera une nette différence de taille entre un spécimen de Tarahumara (environ 90 cm) et un spécimen Colombien (jusqu'à 2,5M et une quinzaine de kilos pour une grosse femelle, voir quelques exceptions de plus de 3M).

Dans tous les cas, les femelles deviendront plus grandes que les mâles.
Les mâles possèdent des griffes au niveau du cloaque, qui sont en fait des vestiges des pattes postérieures.
Pour différencier le mâle de la femelle, il existe un moyen fiable : faire glisser le pouce du cloaque vers le bout de la queue. Si les hémipénis roulent sous le doigt en faisant une sorte de bulle d'air sous la peau du serpent, c'est un mâle.
La méthode la plus sure étant la sonde, mais à réserver aux personnes expérimentées.

Comportement:

Le BCI est généralement recommandé aux personnes désirant accueillir un premier "gros" serpent.
Effectivement, sous ses aspects imposants et sa gueule de méchant, le BCI est très souvent docile et peu mordeur, à condition que les paramètres de maintenance idéaux soient respectés et qu'on le manipule à fréquence raisonnable (une à deux fois par semaine, de préférence pas plus de 10~15 minutes par séance).

Attention toutefois aux spécimens Mexicains, Hog Island, Caulker Cay, Tarahumara et en général aux espèces insulaires de petite taille, qui ont la réputation d'être les plus teigneuses, surtout dans leurs premières années.
Par opposition, le Colombien est réputé pour être le BCI le plus docile et au comportement le plus stable.

Évidemment, comme pour chaque être vivant il existe toujours des caractères exceptionnels, et l'on pourra tomber sur un Mexicain docile comme sur un Colombien hargneux.

En général, le BCI se contente de souffler pour vous impressionner.
Toutefois les morsures peuvent arriver, surtout chez les jeunes. Bien qu'impressionnantes car elles saignent beaucoup, elles sont en général relativement peu douloureuses car les dents du BCI sont très fines.

Comme pour les autres serpents, on pourra différencier les morsures en deux genres différents :
- La morsure de défense : le serpent se contente de taper très rapidement et recule immédiatement.
- La morsure miam-miam : vous ne vous êtes pas lavé les mains après avoir touché son alimentation et avant de le manipuler. Le serpent vous a pris pour son rat et vous tient la main bien dans sa gueule, en tentant de vous faire une constriction.
Armez vous de patience, faites un tour sur JOL, serpent autour du bras en attendant qu'il comprenne et qu'il vous lâche. Ou tentez d'immerger le serpent dans de l'eau tiède, avec un peu de chance il vous lâchera pour respirer mais sachez qu'un boa peut rester une vingtaine de minutes sous l'eau sans respirer.

Photo de morsure:



Le BCI s'activera généralement à la tombée de la nuit. Toutefois, ce n'est généralement pas un serpent craintif, et il n'est pas fouisseur. Vous pourrez donc souvent l'admirer endormi dans son terrarium, contrairement à d'autres serpents qui ont tendance à rester planqués dans leur cachette ou sous le substrat.

Habitat naturel et terrarium:

Bien que votre serpent sera né en captivité (en tout cas je l'espère pour lui et je vous le souhaite vivement car il aura meilleur caractère et sera moins stressé qu'un spécimen sauvage), et que pour lui le fonctionnel prime sur l'esthétique, il peut être agréable de lui recréer un environnement proche de son habitat naturel.

Le BCI possède un biotope très varié, de par sa vaste aire de répartition.
Cela va de la forêt tropicale, en passant par les mangroves, jusqu'aux environnements semi-aride.

Quelques images pour se donner des idées:



Au niveau du terrarium, on adaptera évidemment la taille à celle de l'animal car je vous répète qu' un serpent trop petit dans un espace trop grand ne se sentira pas en sécurité.
On peut toutefois placer le serpent dans un espace un peu trop grand, si on lui offre un nombre de cachettes conséquent réparties en zone chaude et en zone froide, afin qu'il ait le choix de se cacher ou non.

La règle du 2/3 1/3 est très bonne : La longueur = 2/3 du serpent, la largeur = 1/3.
Le BCI n'est pas arboricole, même s'il aime grimper de temps en temps. Une hauteur de 50 CM est donc tout à fait suffisante et offre un bon compromis espace/facilité de chauffage.

Au sol, on optera pour des copeaux spécial reptile (surtout pas de cèdre : c'est toxique!), du lino, du papier journal (moche mais pratique, peu coûteux et facile à remplacer), voir de la tourbe blonde, le plus esthétique selon moi.

Quelques cachettes agrémenteront la décoration de votre terrarium, au grand bonheur de votre serpent qui pourra s'y loger si la lumière du jour le dérange ou simplement s'il veut avoir la paix. Écorce de liège, boite à chaussure, morceau de bois, fausse plante : laissez parler votre inspiration.
Attention toutefois aux cachettes trop fermées type grotte, qui ont tendance à rendre le BCI défensif et donc agressif de par sa position recluse.

Vous pouvez également disposer un caillou rugueux mais non tranchant, afin qu'il puisse s'y frotter pour faciliter sa mue.

N'oubliez pas le bac d'eau en zone chaude, le boa aime faire trempette et a besoin d'un certain taux d'humidité. En plaçant le récipient en zone chaude, vous augmenterez l'humidité ambiante grâce à l'évaporation.

Pour les serpents de manière générale, par expérience je recommande les terrariums en bois, beaucoup moins stressants car plus "fermés".
C'est important que votre boa se sente en sécurité : il sera moins souvent caché.



Éclairage et chauffage:

Parlons pratique :
Pour un BCI, les paramètre de chauffage sont :
30~32°C au point chaud et 25~26°C au point froid. La nuit, une baisse de 5° est idéale, soit 25~27° au point chaud.

Au niveau de l'hygrométrie, 60 à 80% d'humidité seront facilement atteignables avec le bac d'eau disposé en zone chaude. Si vous n'avez pas assez d'humidité, augmentez la taille du bac d'eau.

Personnellement, j'utilise une ampoule chauffante de 75W et un câble chauffant de 50W.
Le câble passe sous la moitié du terra, en zigzag de moins en moins serré en direction de la zone froide non chauffée. J'ai placé le câble sous une fine planche trouée et bien fermé les bords de mon coffrage à l'aide de scotch, pour que le boa ne puisse l'atteindre (bien qu'il y'ait peu de chance qu'il essaye, vu qu'il n'est pas fouisseur).

L'ampoule n'est pas indispensable si l'éclairage ambiant est suffisant et si le câble assure une température suffisante.

Le tout est relié à un thermostat Pro control II, qui m'assure la bonne température et le bon éclairage de jour comme de nuit.

Veillez à atteindre un gradient thermique satisfaisant, en localisant la chaleur d'un seul côté du terrarium.

Nourriture:

Le boa constrictor imperator se nourrit essentiellement de rongeurs et d'oiseaux.
Veillez dans tous les cas à adapter la taille de la proie à celle de votre serpent :
un boa peut aisément ingurgiter une proie dont le diamètre est égal à son diamètre le plus gros. Un boa qui fait 8 cm à son point le plus épais pourra donc ingurgiter facilement un rat de 8 cm. On peut même lui donner des proies un peu plus imposantes.

En général, on commence par des souris sans poil (des pinkys), ensuite on passe aux sauteuses, puis les souris adultes, ensuite les rats, et les poules/lapins pour les plus gros spécimens.

Au niveau de la fréquence/quantité d'alimentation, chaque localité étant très différente, j'éviterai de me prononcer.
N'oubliez pas de vous laver les mains après avoir touché les proies.

Hygiène et entretien:

- Enlever les crottes, qui ont lieu en général deux ou trois jours après le repas.

- Changer l'eau tous les deux jours max. Le BCI aime se baigner dans une eau tempérée, mais n'apprécie pas de boire de l'eau trop chaude.

- Changement de substrat tous les 3 mois.

- Nettoyer/désinfecter le terra tous les 6 mois.


Notes:

A mon sens le serpent le plus intéressant pour celui qui veut un serpent « de débutant » mais de taille relativement importante, qui ne se cache pas de trop et avec une vraie tête de serpent.
D'ailleurs si j'avais su, je n'aurais pas pris l'élaphe mais serais directement passé au BCI, pas que je regrette l'élaphe mais le BCI est bien moins craintif et donc plus souvent visible. Si je devais comparer, je dirais que mon élaphe est plus speed mais plus souvent caché. Le boa ne se cache qu'à moitié dans les fausses plantes ou parfois totalement à découvert, même en journée. Par contre il est moins actif.
Attention à ne pas laisser le serpent avec un enfant sans surveillance. Cela reste un animal sauvage qui peut se révéler dangereux.
D'ailleurs un cadenas est fortement conseillé car ce sont des serpents puissants qui peuvent aisément faire glisser une vitre non verrouillée.

Réalisé par Ollaf.
  • Le pantherophis guttatus

Voici une petite fiche descriptive sur le pantherophis guttatus, communément appelé elaphe guttata ou par son nom vernaculaire : le serpent des blés.

Description:



Colubridé du sud des USA et du nord mexicain, de taille raisonnable allant de 80 à 150 cm à l'age adulte (les femelles étant généralement plus grandes), il est assez svelte. La couleur de fond varie entre les tons orange, bruns et gris et les taches se distinguent de la couleur de fond par une nuance allant du brun foncé, en passant par l’orange et le rouge foncé, pour les phases classiques évidemment. Il possède un dessin en "U" sur le dessus de la tête, qui part des yeux pour arriver aux flancs.

La tête est légèrement plus large que le corps, et il possède des pupilles bien rondes, contrairement à d'autres serpents nocturnes, dont la pupille est semblable à celle du chat.



Pour différencier le mâle de la femelle, il faudra introduire une sonde dans le cloaque de l'animal. Celle-ci s'introduira à bien plus profondément chez le mâle que chez la femelle (et oui).
Il existe un autre moyen qui consiste à exercer une pression sur la base de la queue afin de faire sortir ou non les deux hemipénis propres au mâle,
mais ces deux solutions sont à proscrire pour les débutants, un geste maladroit pouvant facilement blesser l'animal.
Sexer un serpent (on dit comme ça, je n'y peux rien) est compliqué et demande un certain savoir-faire. D'ailleurs les serpents non sexés sont vendus moins cher pour cette raison.

L'elaphe guttata existe en une multitude de coloris (phases) différents allant du rouge pour le classique, au jaune, blanc, rose, noir, blanc, gris, albinos, rayé, et j'en passe....

Ces phases non naturelles font toujours polémique, du fait qu'elles soient issues de croisements bien souvent consanguins pour atteindre la couleur voulue. En gros, on choisit un serpent dont les aspects voulus sont légèrement marqués, et par force de croisements inter-génération, on arrive à un résultat plus marqué. Tout ceci évidemment à but purement lucratif.

Je possède personnellement une elaphe guttata caramel x striped dont voici la seule photo que j'aie en ce moment (je pourrai en fournir plus sur demande, et avec l'accord de mon serpent):



Il possède donc deux rayures marrons qui lui longent le corps, contrairement au classique qui possède des taches et il est jaune, contrairement au classique qui est dans les tons rouges.
Il faut savoir que j'ignorais les procédés de croisements consanguins à l'époque de l'achat. J'ai donc foncé tête baissée vers le serpent que je trouvais le plus beau. Par contre je ne jugerai pas quelqu'un qui achète une phase spéciale en connaissance de cause; c'est juste une question d'éthique terrariophile à laquelle on adhère ou pas.

Comportement:

D'un naturel craintif, l'elaphe guttata ne recherche pas la présence humaine. Toutefois elle s'en accommode relativement facilement si on la manipule assez fréquemment mais pas trop. Deux fois/semaine dont une à l'occasion du nettoyage de son terrarium étant un bon juste milieu.

L'elaphe guttata est un serpent crépusculaire. Elle a tendance à rester cachée en journée pour sortir le soir et au petit matin. En règle générale, c'est un serpent qui bouge pas mal.... pour un serpent. En fait, il bougera surtout quand il pensera que vous ne le voyez pas, bien qu'il existe des individus moins "timides".

C'est LE serpent conseillé aux débutants, du fait de sa taille modeste, et surtout du fait de son caractère docile et très peu agressif.
Généralement, l'elaphe effrayée tentera de fuir plutôt que de mordre. Tout au plus, elle secouera frénétiquement le bout de sa queue, mimant le serpent à sonnette qu'elle n'est pas, occasionnant un léger bruit en frappant contre quelque chose.

Il peut arriver qu'on ait à faire à un individu plus nerveux ou agressif bien que cela soit assez rare chez l'elaphe, qui est un serpent assez cool. S'il vous mord, c'est certainement qu'il vous a pris pour de la nourriture (vous ne vous êtes pas lavé les mains après avoir manipulé sa nourriture par exemple).
En cas de morsure, dites vous que c'est l'équivalent d'une petite éraflure qui pourrait-être causée par un rosier, car les dents de l'elaphe sont relativement petites. Si vous vous faites mordre, évitez de retirer brusquement votre main; vous risqueriez de lui casser les dents. Attendez plutôt que ça passe et qu'il vous lâche.

D'un point de vue communautaire, l'on peut maintenir sans soucis plusieurs elaphes gutt de même sexe ensemble à condition qu'ils aient une taille à peu près semblable, car ils ne sont pas assez évolués intellectuellement pour être territoriaux.
Par contre, il faut éviter de laisser un couple mâle/femelle ensemble toute l'année, car le mâle ne laisserait que très peu de repos à la femelle, la fatiguant à l'excès et occasionnant une mort prématurée de celle-ci.

Terrarium:

La taille du terrarium doit être assez grande pour le serpent, mais pas trop grande non plus. L'elaphe est un serpent qui compte de nombreux prédateur à l'état naturel, du coup elle a tendance à rester un maximum cachée (vous remarquerez que je parle de l'elaphe au féminin, car on dit UNE elaphe), sauf pour aller chasser, au péril de sa vie.

Un bon truc pour avoir le terra adapté à la taille du serpent, c'est : longueur du serpent = longueur + largeur du terrarium. Evidement, on n'est pas non plus à 5 CM près. Au niveau de la hauteur, un petit 60 cm est amplement suffisant, l'elaphe aimant grimper mais n'étant pas non plus un serpent arboricole.

Pour info, l'habitat naturel de l'elaphe guttata ressemble à cela:



C'est un habitat assez compliqué à recréer avec les objets de deco vendus dans le commerce.
Du coup, j'ai tendance à aller vers un compromis entre fonctionnel et esthétique: Quelques fausses plantes accrochées aux murs, un cep de vigne ou une branche en cas d'envie de grimpette, un caillou un peu rugueux pour que le serpent puisse s'y frotter en moments de mue, un bac d'eau assez grand pour que l'elaphe puisse s'y immerger complètement, une cachette en zone chaude et une en zone froide ... au plus y'en a au mieux c'est car le serpent se sentira en territoire sans risque, il sortira donc plus souvent.

Au niveau du substrat, des copeaux spécial reptile feront l'affaire, bien que le top soit de la tourbe blonde (le serpent y fait des galeries et apprécie particulièrement ce substrat). On peut aussi mettre du lino ou du gazon artificiel.

Bien entendu, tout élément de décor sera désinfecté selon les procédés évoqués sur la fiche du pogona vitticeps.

Surtout, dans le cas du terra d'une elaphe juvénile, faire très attention à ce qu'il n'y ait pas la moindre issue dans le terra. Ces serpents sont les rois de l'évasion car ils sont fins comme des spaghettis lorsqu'ils sont jeunes! Si la tête passe le reste aussi, et ils ont une très petite tête...

Éclairage et chauffage:

Mon installation (d'autres manières existent, plus ou moins bonnes, mais j'ai tendance à choisir le mieux pour l'animal).

24 degrés au point frais et 30 au point chaud semblent être l'idéal.
Du coup, avec un peu de matos, c'est facilement atteignable:

- Tapis chauffant, mais en dehors du terra et si c'est du verra, surélever le terra car le contact du tapis sur le verre peut le faire casser. J'ai mis six petites bougies circulaires dans un support en alu pour surélever le mien, mais n'importe quoi peut faire l'affaire du moment que le terra est en équilibre.

- Thermostat pro control II, celui que je conseille pour les raisons évoquées sur la fiche du pogona vitticeps. De loin le meilleur rapport qualité/prix.

Si la pièce où sera le serpent est lumineuse, ces deux éléments suffisent... Sinon, prévoir une petite ampoule bien protégée, qui pourra servir de source de chaleur et d'éclairage. Mon salon étant assez sombre j'ai mis une petite ampoule 25w verte parce que j'aime bien le vert (le serpent lui s'en fout), du coup le tapis chauffant ne s'enclenche presque jamais.

Nourriture:

Amateur de rongeurs, ce serpent ne se nourrit parfois que 3 ou 4 fois par an dans la nature.
Par contre si vous voulez voir votre serpent grandir, il faudra le nourrir plus fréquemment.
De manière générale, lorsqu’on nourrit un serpent, si les écailles au niveau de l’estomac se distendent, il faut offrir une proie plus petite la fois suivante ,de la même manière si on ne voit pas la proie une fois ingérée au niveau de l’estomac ,il faudra alors offrir de plus grosses proies.

La quantité de nourriture varie évidemment avec l'age du serpent:

Juvénile: d'abord une souris rosée (sans poils), ensuite deux lorsqu'il les accepte, tous les 5 jours

6 mois: un blanchon/semaine

18 mois (maturité sexuelle): une sauteuse ou une souris adulte (selon le gabarit de l'animal) par semaine.

Les plus grands spécimens peuvent être nourris de jeunes rats sans problème.

De toute façon, contrairement au lézard, le serpent ne fera pas une occlusion intestinale face à une proie trop grosse: il la régurgitera.

Certains donnent des rongeurs vivants à leur elaphe. Il faut savoir qu'une elaphe qui a gouté du vivant pourra décider de ne plus manger de mort. Or, les souris mortes sont bien plus simples à stocker. Pensez y donc!
De plus, sans surveillance un rongeur vivant peut causer de graves lésions au serpent.
Par contre, le foie d'une souris vivante est riche en vitamine D3, alors que cette substance est quasiment nulle dans le foie d'une proie congelée. Du coup, enrober une souris morte de vitamine D3 (trouvable en magasin spécialisé) une fois par mois est judicieux.

Hygiène et entretien:

- Enlever les crottes, qui ont lieu en général deux ou trois jours après le repas (elles sont souvent bien cachées).

- Changer l'eau tous les deux jours max. L'elaphe guttata aime se baigner dans une eau tempérée de temps à autre, mais n'apprécie pas boire de l'eau trop chaude.

- Changement de substrat tous les 3 mois.

- Nettoyer/désinfecter le terra tous les 6 mois.

Notes:

D'un point de vue perso, je trouve ce serpent vraiment génial car le mien bouge pas mal même parfois en journée. Par contre je ne le trouve pas assez musclé, c'est pourquoi je vais passer au boa constrictor très bientôt (en gardant mon elaphe que j'aime beaucoup malgré tout).
RDV pour la prochaine fiche lors de ma prochaine acquisition. Ca sera soit un boa arc en ciel, un boa constrictor nicaragua, un boa constrictor colombien, un boa constrictor corn island, un morelia spilota cheynei, ou un morelia viridis.

Réalisé par Ollaf.

- La Ferme Tropicale Serpents,
lézards, batraciens, invertébrés a Paris et Lille)

Furets


- Les furets d'Arendra
- Furet Shop [bon plan] Magasin en ligne spé furets
- WikiFuret
- Saint Laurent (Commandes Proies/BARF)
-------------------------------------------------------
Se renseigner - Adopter
Des furets et des hommes (Paris)
Refuge free (Paris)
Refuge des nacs (Toulouse)
Rescue
Les fufus de l'Ouest
Cody's ferret (Belgique)
La Forêt d'Oy (élevage pro - France)

Rats


-Les rats de Max-x

Lézards

  • Le pogona vitticeps

Bon, et bien je me lance, de ma modeste expérience pour vous présenter un lézard que j'aime beaucoup: le pogona vitticeps, usuellement appelé agame barbu ou dragon barbu (nom vernaculaire).

Description:



Lézard du centre et de l'est Australien à l'allure massive et trapue présentant une rangée d'écailles à l'apparence pointue sur chaque flanc ainsi que sur la tête, et une barbe de même aspect, que le lézard gonfle et fait parfois noircir pour impressionner un rival, dissuader un prédateur, ou simplement comme parade nuptiale ou en période de rut.

L'aspect épineux du pogona n'est pas piquant au toucher (c'est une question qu'on me pose souvent )
Ses écailles pointues sont souples mais dissuadent certains prédateurs éventuels, les orientant vers des proies plus digestes et plus appétissantes.

La taille du pogona vitticeps varie entre 40 et 50 cm pour 350~500gr (le mâle est souvent plus grand), voir plus de 60 cm pour la forme "german giant".
A l'inverse, le pogona henrylawsoni, qui n'est pas une forme de vitticeps, mais bien une autre espèce à part entière, atteindra une taille plus modeste à l'age adulte, soit environ 30 cm.
Ces critères rentrent bien évidemment en compte pour la taille du terrarium.

Le mâle est donc plus grand que la femelle, mais on peut également le différencier par la présence de deux hémipénis près du cloaque (on distingue deux bosses pour le mâle et une pour la femelle).





De plus à l'age adulte, on remarque assez bien les pores fémoraux du pogona mâle: ce sont de petites taches plus foncées, alignées sous les cuisses.

Il existe une vaste variété de couleurs (phases), obtenues par divers croisements: rouge, jaune, orange, vert, bleu, albinos, leucistique, translucide, etc...
Il existe aussi le pogona silkback, qui n'a pas d'écailles, mais au même titre que l'albinos, c'est un animal plus fragile étant donné qu'il a besoin de s'exposer à la chaleur et aux UV, mais qu'il le supporte mal. Dans le cas du silkback, on lui appliquera d'ailleurs une crème de protection régulièrement.

Comportement:

D'un naturel curieux, le pogona vitticeps en bonne santé se maintiendra bien droit, le regard inquisiteur, observant son entourage. Il est d'ailleurs conseillé de le mettre dans une pièce où il y a du passage et des choses à regarder.
C'est un animal parfaitement adapté en temps que premier lézard, du fait de sa robustesse et sa docilité.

Le pogona vitticeps est très rarement agressif envers l'humain, se contentant souvent de gonfler sa barbe en ouvrant la gueule en guise de signal d'alarme (le mien me l'a fait juste une fois, quand je venais de l'adopter).
D'une règle générale, évitez de faire des mouvements brusques, surtout au dessus de lui car ses prédateurs naturels sont en grande majorité des rapaces (qui viennent du haut donc). Pour le prendre en main, préférez une maintenance par le bas sur le plat de la main afin que la bête ne se sente pas enfermée.
Il a également la capacité de gonfler son corps, lui donnant un aspect plus impressionnant qu'il ne l'est réellement. J'ai pu remarquer qu'il gonflait également son corps pour nager.
Il n'est la plupart du temps pas mordeur (et de toute façon sa morsure n'est pas douloureuse), c'est un lézard assez pacifiste et peu farouche. Avec un peu de temps, il acceptera sans trop broncher les manipulations à fréquence raisonnable (ça reste un reptile hein).

Sous la chaleur, le pogona aura tendance à s'éclaircir, voir à ouvrir la gueule afin de réguler sa température. Inversement, dans un milieu trop froid, il aura tendance à se noircir pour capter la chaleur.

D'un point de vue hiérarchique, l'individu dominant au sein d'un groupe, aura tendance à occuper la place la plus en hauteur. Pour affirmer cette dominance, il fera parfois de rapides hochements de tête.
L'individu dominé restant plus bas, et indiquant au dominant par des signes circulaires de la patte qu'il est à sa merci.

Pour tout ce qui est reproduction j'éviterai de vous conseiller. Sachez toutefois qu'il est strictement impossible de maintenir deux mâles ensemble, même s'ils ont l'air de bien s'entendre. Ils finiront certainement par s'entretuer sans que vous n'ayez rien vu.
Si vous voulez deux pogos dans un terra en permanence, la meilleure solution est de prendre deux femelles, car un couple mâle-femelle mis ensemble en permanence va fatiguer la femelle (le mâle étant particulièrement porté sur la chose) jusqu'à la faire mourir... et c'est encore plus vrai dans le cas où la femelle n'est pas sexuellement mature (1,5 ~ 2ans).

Terrarium:

Un terrarium de 120x60x60 est adapté à un pogona adulte.
Ne mettez cependant pas un juvénile dans son terrarium d'adulte, car cela aura tendance à stresser l'animal, pouvant causer une anorexie et donc un retard de croissance, voir la mort...

Le pogona appréciant la grimpette (il est semi-arboricole) et se poster en hauteur pour affirmer sa dominance ou pour observer ce qu'il se passe, il faudra lui prévoir des accès en hauteur. Laissez parler votre imagination: branches, ponts suspendus, plate-forme, cep de vigne, gros caillou (bien stable et pas trop coupant pour éviter que l'animal ne se blesse), ...
Pour les branches, préférez les arbres fruitiers, afin d'être certain de la non toxicité du bois.

Il faudra prévoir obligatoirement une aération basse et une aération haute, afin que l'air circule d'une façon optimale. Exit donc l'aquarium s'il n'est pas transformé en terrarium.

Au sol, pour un juvénile on mettra du sopalin ou du lino, peu esthétiques mais facilement nettoyable et empêchant l'ingestion du substrat et donc les occlusions intestinales.
A l'age sub-adulte, on s'orientera vers un sable spécial reptile (de l'arnaque d'après moi) ou un sable de bac à sable, moins cher et déjà désinfecté.

N'oubliez jamais que le reptile préfère le fonctionnel que l'esthétique (il n'a que faire de votre magnifique faux décor à 150 €, du moment qu'il a ses cachettes, sa nourriture, sa chaleur et ses uv). Par contre, il est intéressant de trouver un juste milieu qui le satisfera autant que vous; rien de pire qu'un terrarium moche et aseptisé alors qu'il est assez simple de trouver de bonnes idées pour pas trop cher. Si vous voulez que son terrarium ressemble le plus possible de son habitat naturel, une petite photo pour vous inspirer:



Notez que chaque élément décoratif prélevé dans la nature devra subir une désinfection (10 min au four à 200°c et un bon rinçage suffisent à éradiquer tous parasites) avant d'entrer dans le terrarium, afin d'éviter une invasion de parasites assez ennuyeuse à traiter (notez cependant qu'en cas de coccidiose, un traitement peu cher à base de médicament pour pigeon existe, je vous en communiquerai la marque sur demande).

Prévoyez de toute façon un maximum de cachettes (deux minimum: une en zone froide, une en zone chaude), votre pogona appréciera et vous le rendra bien, car il sera moins stressé. A l'âge adulte, ce nombre de cachettes peut être réduit si votre animal n'est pas d'un caractère stressé.
J'ai remarqué que le mien ne se cachait jamais (mais j'ai choisi un dominant), malgré les planques proposées, mais c'est propre à chaque individu et ce n'est donc pas une règle générale.

N'oubliez pas le bac d'eau. Bien que le pogona ne soit pas un grand adepte de la baignade ni un grand buveur, il est nécessaire de lui procurer un bac d'eau pour que l'humidité ambiante soit adaptée, et qu'il puisse s'y baigner lors des périodes de mue.

Un exemple de terrarium (le mien), où l'on peut bien distinguer zone chaude, zone froide, bac d'eau, point en hauteur pour les UV.



Eclairage et chauffage:

-Un tube néon uvb 10.0 (pas moins, pas plus) parcourant la presque totalité du terrarium, avec un accès à 20 cm ou moins du néon afin que le pogona puisse correctement synthétiser le calcium que vous lui donnez (faute de quoi il pourrait se paralyser et mourrir).

-Une lampe chauffante dont la puissance changera beaucoup par rapport à la température ambiante de la pièce, ainsi que la taille du terrarium... donc malheureusement la seule chose à faire c'est des essais. Attention à ce que votre pogona ne puisse s'en approcher trop près... Il ne ressent pas la chaleur comme vous et moi et pourrait s'y brûler.

-Un cable chauffant (voyez le comme un chauffage d'appoint car il ne s'allumera pas souvent), placé en zigzag sous une fine planche trouée, elle même placée sous le substrat. Il faut que le pogona n'y ait pas accès, sous risque de se brûler.

-un thermostat : pour une soixantaine d'€, je vous conseille le thermo pro control II car il fait jour/nuit, donc plus besoin de se soucier des paramètres climatiques.

Le principe pour une installation simple sera de relier l'ampoule chauffante sur la prise "éclairage" du thermostat (elle brûlera xHeures par jour, quoi qu'il arrive), le cable chauffant sur la prise "chauffage", qui prendra le relais quand la température sera trop faible, ou la nuit quand l'ampoule ne fonctionne pas (je vous avais parlé d'un chauffage d'appoint; c'est tout à fait ça).

Le néon sera branché sur une bête minuterie en parallèle (basique, 5€ dans une grande enseigne de bricolage).

Le jour, il faudra atteindre une température de 40-45°c au point chaud (c'est à dire l'endroit le plus chaud auquel le lézard aura accès), 30-35°c étant suffisants en zone chaude c'est à dire au sol, dans la partie du terrarium qui est du côté de la lampe chauffante. Si le terrarium est assez grand, on atteindra un gradient thermique satisfaisant. Il est important que l'écart de température entre la zone chaude et la zone froide soit suffisant pour que le pogona puisse choisir l'endroit où il se pose afin de réguler sa température.

La nuit, on ne descendra pas en dessous de 18°c quoi qu'il arrive.

Notez également qu'au dessus d'un température ambiante de 44°c, votre pogona ne survivrait pas (ça ne veut pas dire qu'au point chaud, il ne peut pas faire 45°c, du moment que l'animal a le choix d'aller vers une zone plus fraîche).

Pour le cycle jour-nuit, voici le temps d'éclairage idéal:

14h de Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre.
12h en Mars, Avril, Octobre, Novembre.
10h en Décembre, Janvier, Février

Nourriture:

Juvénile, le pogona est essentiellement insectivore. Il faudra lui fournir une bonne quantité de micro-grillons afin qu'il mange jusqu'à satiété et puisse se développer correctement. Il faudra également imprégner ces micro-grillons de calcium en poudre (achetez du bicarbonate calcique en pharmacie, c'est moins cher que celui avec une étiquette reptile collé dessus).
Proposez lui également des légumes et fruits (mâche, pissenlit (feuilles, fleur), roquette, persil plat, endive, mandarine, pomme (sans pépin les fruits), ...
Ne donnez pas n'importe quel légume à votre pogo... il faut que le rapport calcium/phosphore soit > 1. Beaucoup de listes d'aliments existent, vous en trouverez aisément via google.

Sub-adulte, continuez avec les grillons adultes, mais proposez lui plus de fruits et légumes (les fruits c'est occasionnel... les légumes sont plus adaptés) et les grillons un peu moins souvent.

Adulte, votre barbu devra manger 80% de légumes, et 20% d'insectes.
Au mien, je donne une boîte de sauterelles adultes une fois par semaine, les autres jours je donne des légumes variés.

En guise de friandise, je lui donne de temps à autre vers de farine, vers morio, teignes de ruche, blattes. Mais ça doit rester occasionnel, au risque de rendre votre lézard accro et refusant la nourriture classique, plus adaptée.

Une fois par semaine, saupoudrez le repas de vitamine D3.

Hygiène et entretien:

-Enlever les excréments quand il y en a.
-Remplacer le néon UV tous les 6 mois!
-Tamiser le sable une fois par semaine (j'utilise un tamis de cuisine).
-Changer le substrat tous les 3 mois maxi.
-Nettoyer et désinfecter complètement le terra tous les 6 mois (nettoyer le terra et les éléments décoratifs à l'eau de javel, bien rincer ensuite).
-Changer l’eau tous les 2 jours.


Voilà, j'espère que ma petite fiche vous plaira.
Pour laisser parler un peu mon ressenti personnel et mon expérience; j'ai commencé par ce reptile et je ne l'ai jamais regretté.
Il est vraiment très intéressant à observer car j'ai réellement l'impression qu'il a son petit caractère bien à lui et ses habitudes. Je suis également certain qu'il me reconnait (parce que je le nourris tous les jours hein) car quand je le met entre les mains d'un ami, il cherche toujours à revenir vers moi.
Bien que j'ai toujours aimé les reptiles, c'est ce lézard qui m'a fait sauter le pas, grâce à son caractère familier et actif ... pour un reptile ... ne vous attendez pas à un rat de laboratoire hyperactif sous extasie.

Réalisé par Ollaf.


Photos


















Discussion sur cet article : 1200 messages (Dernier message : 13/05/2018 - 14:34:24)