
Ah, l'amour... Quel plus grand sentiment que celui-là ? Capable de vous donner des ailes, de vous illusionner, de vous faire voir la vie en rose et j'en passe. Que ne serais-tu prêt à faire par amour, James ? Croire à la lettre que t'a envoyée ta femme, Mary, te demandant de la retrouver dans votre ville de tous les souvenirs, Silent Hill ? Et ce, même si elle est morte ? Eh bien alors, en route.
Bienvenue à Silent Hill
Cette partie traitera du deuxième opus de la série édité par Konami et sorti en 2001 sur Playstation 2, Xbox et PC.
Bon, et de quoi ça cause ? Le scénario
Dans mes rêves agités, je vois cette ville, Silent Hill. Tu avais promis de m'y emmener à nouveau, mais tu ne l'as pas fait. J'y suis seule désormais, dans notre lieu à nous. Je t'attends... Le début de la lettre de Mary. Se peut-il réellement qu'elle soit vivante et qu'elle vous attende à Silent Hill ? Vous, James Sunderland, son mari, vous vous le demandez. Oh, bien sûr, vous pensez que c'est peut-être une mauvaise blague, que les morts n'écrivent pas de lettres. Peut-être... Mais vous ne pouvez vous ôter de la tête, aussi folle que soit cette idée, que s'il demeure une chance que votre épouse vive et vous attende, vous devez en avoir le cœur net. Aussi vous voilà sur place. Le brouillard est dense et il n'y a pas une âme à l'horizon. Mary, es-tu vraiment là ?
Ca ressemble à quoi ? Les graphismes
On se trouve sur une nouvelle génération de console et ça se voit ! Exit la modélisation pixellisée, ici le travail sur les personnages et les décors est beaucoup plus soigné, parvenant efficacement à faire passer l'impression perpétuelle de se trouver entre rêve et éveil. On notera l'apparition avec cet épisode de l'aspect granuleux de l'image, qui renforce encore le sentiment de claustrophobie que l'on peut éprouver, même si la plupart du temps l'on se trouve en extérieur. Le travail du détail n'est pas en reste non plus : rouille, salissures diverses, expressions faciales des personnages, animations fluides des ennemis... Tout cela fait de Silent Hill 2 un épisode encore très correct à regarder de nos jours.

Et comment qu'ça marche ? Le gameplay
Au même titre que pour le précédent opus, vous contrôlez un simple citadin sans faculté particulière. Ce qui signifie que même si vous aurez l'opportunité de vous servir de plusieurs armes, dont des armes à feu, attendez-vous à savoir les manier davantage comme un manche que comme un Solid Snake. Mais qu'à cela ne tienne ! Même si, ici aussi, vous passerez le plus souvent votre temps à fuir les monstres plutôt qu'à tout dégommer, vous pourrez leur expliquer votre façon de penser avec davantage "d'outils" que dans le premier volet, ce qui est toujours une bonne chose.
Lampe et radio de poche sont également à nouveau de la partie pour votre plus grand plaisir ! Des points de sauvegarde toujours aussi bien disposés, des énigmes un tantinet moins ardues (bien qu'on ait la possibilité de débloquer une option permettant de changer ça, brrr)... Seuls les déplacements, toujours un peu maladroits, pourraient vous ennuyer, mais ça reste tout de même un souci très léger.
Musique, vous avez dit musique ? Le son
S'il fallait résumer ce point en deux mots, ce serait sans doute "juste génial". Il faudra vous y habituer, parce que ce sera également comme ça pour les autres épisodes. Ici, les thèmes sont davantage mélodiques et mélancoliques que ceux du premier volet, ce qui colle parfaitement au scénario. Mais ne vous en faites pas, le compositeur continue de parvenir à vous faire ressentir la peur, l'isolement, voire la folie, sans fausse note. Concernant les dialogues, toujours en VO sous-titrée, ils sont de bien meilleure facture et l'on sent que les doubleurs n'ont pas été choisis au hasard, s'imprégnant de leur personnage avec conviction.

Je ne suis pas sûr de tout, mais...
Voilà, vous êtes arrivé au bout, bravo ! Quoi ? Il vous semble que tout n'est pas clair ? Ce n'est pas impossible. D'abord parce que cela a toujours été un vœu des développeurs qu'un peu de brume continue de planer, pour que vous vous tritureriez la cervelle, et puis parce que comme pour Silent Hill premier du nom, il existe cinq fins différentes qui, chacune, vous apporte sa petite part d'éléments de réponse. Vous voulez tout comprendre ? Internet pourra sans doute vous aider. Vous voulez tout comprendre par vous-même ? Alors appuyez sur play et c'est reparti !
Pourquoi ça marche
Suite d'un succès international, ce Silent Hill ne pouvait pas se permettre de décevoir, et force est de constater qu'il en est loin. Vous entendrez ou lirez peut-être que Silent Hill c'est avant tout une ambiance, la peur tapie à chaque coin de rue, la solitude, la brume, des endroits communs devenus malsains et lugubres... Cet épisode n'y manque pas, renforcé par un scénario d'une grande profondeur, des personnages et une ambiance sonore parfaitement cernés, tout cela en faisant probablement le meilleur épisode de la série.
L'anecdote ©Glandulf
Au début du jeu, vous trouverez rapidement un pistolet dans un caddie de supermarché. Silent Hill se situant aux Etats-Unis, il s'agit d'une critique subtile visant à dénoncer la facilité avec laquelle l'on peut se procurer une arme dans ce pays.
Le mot de Sombreloup
Ce que je peux déjà vous dire c'est qu'il se trouve dans mon top cinq des meilleurs jeux au monde selon ma conception toute personnelle. Je sais, vous ne voulez pas me vexer mais ce n'est en rien une preuve de sa qualité. Dans ce cas je ne peux que vous conseiller de vous y essayer et vous verrez. Silent Hill 2 n'est pas exceptionnel au point de vue des graphismes ni du gameplay. Non, ce qui fait toute sa grandeur c'est son scénario et ses personnages, saupoudrés par l'ambiance sonore qui touche dans le mille. C'est bien simple, avec quelques retouches, cet épisode aurait facilement pu être un film ou un roman. Et qui n'a jamais eu envie de pouvoir "jouer" à un film ou à un roman ?
Et voilà, c'est fini. On se revoit dans la troisième partie pour la prochaine peur. En attendant, passez d'excellentes fêtes de fin d'année et méfiez-vous quand même de ce que peut vous cacher le brouillard.
