Bioshock est un jeu vidéo de tir subjectif développé et publié en août 2007 par 2K Games sur PC et Xbox 360. Le jeu prend place en 1960 en plein milieu de l'océan Pacifique. Seul survivant d'un crash d'avion, vous découvrez la ville sous-marine de Rapture. Face à cette ville gangrénée, votre seul salut sera l'exploration afin d'en comprendre les mécanismes et de pouvoir y survivre.
Bioshock est un jeu vidéo de tir subjectif développé et publié en août 2007 par 2K Games sur PC et Xbox 360. Le jeu prend place en 1960 en plein milieu de l'océan Pacifique. Seul survivant d'un crash d'avion, vous découvrez la ville sous-marine de Rapture. Face à cette ville gangrénée, votre seul salut sera l'exploration afin d'en comprendre les mécanismes et de pouvoir y survivre. Présenté par ses développeurs comme le descendant spirituel d'un de leur ancien jeu, System Shock 2 (bien qu'il n'y ait pas grand rapport si ce n'est le gameplay similaire), Bioshock use d'éléments du FPS et du RPG.
L'histoire se passe au beau milieu de l'océan dans les années 60. Notre personnage est le seul survivant d'un accident d'avion. Au loin, il aperçoit la lumière d'un phare, en plein milieu de l'océan. Bien évidement, il n'a d'autre solution que de s'y rendre. Une fois dedans, il découvrira un bathyscaphe qui va le mener à une ville sous-marine appelée Rapture.
Fondée par les rêves fous d'Andrew Ryan, dans le but d'être une ville utopique vouée à la science, aux arts et au progrès, Rapture offre maintenant une image de l'enfer : appareils détruits et portes bloquées, océan étouffant, pièges permanents et chrosomes très agressifs sont sur la route de notre héros anonyme dans sa quête de survie. Mais les plus dangereux ennemis ne sont pas ces mutants assoiffés d'Adam mais bien ceux qui ont créé les plasmides en manipulant l'Adam et l'Eve.
L'essence même de Rapture se trouve dans cet Adam. Tout Rapture est fondé sur cette étrange substance sécrétée par une sorte de limace des fonds marins. Et grâce à lui, Rapture et sa population ont évolué grâce à la création des plasmides, qui transforment n'importe qui en surhomme. Les plasmides sont de plusieurs types mais les plus importants resteront ceux qui vous offrent de véritables pouvoirs : geler vos adversaires, incinérer tout ce qui vous entoure, invoquer une nuée d'insectes, user de télékinésie, tromper les systèmes de sécurité ou encore projeter des éclairs électriques.
D'autres aptitudes sont accessibles telles que le renforcement de sa condition physique, le développement de capacités d'auto-défense - l'usage d'un champ électrique qui frappe tous ceux qui vous touchent par exemple - ou bien l'amélioration de sa capacité de piratage. A vous de décider qui vous deviendrez à l'aide des nombreux et différents plasmides que possèdent Rapture. D'ailleurs, vous trouverez des génothèques assez souvent dans le jeu qui vous permettront de réassigner des plasmides, afin de pouvoir vous adapter à de nouvelles situations.
Et puisqu'on parle de modifications, vos armes elles-mêmes pourront être améliorées ou équipées de munitions spéciales et il est également possible, sur les bornes U-Invent, de créer des objets à partir de matériaux chopés dans la cité.
Comme vous vous en doutez, l'usage des plasmides offrent de nombreuses possibilités de gameplay qui nous permettent de sortir de l'éternel schéma "couloir" d'un FPS classique. Par exemple, usez de votre plasmide électricité pour assommer vos adversaires ou alors pour les électrocuter s'ils n'ont pas été assez prudent pour éviter une mare l'eau ; utilisez la télékinésie pour renvoyer une grenade qui vous est lancée ou pour contrer une tourelle dont les missiles vous sont fort gênants ; enflammez les bonbonnes de gaz ou les flaques d'huiles afin de propager le feu encore plus rapidement. Vous avez des dizaines de possibilités à votre disposition.
Mais bien sûr, pour avoir autant de pouvoir, il vous faudra vous aussi cette substance qu'est l'Adam. Or, la seule source potentielle d'Adam de Rapture réside dans les Petites Sœurs qu'a créé un ancien scientifique nazi. Tabasser une petite sœur, ça vous fait pas trop peur j'imagine. Mais quand on sait que ces gentilles filles sont accompagnés de Big Daddy (Protecteur en Français), vous ferez peut-être moins les malins. Les protecteurs sont des humains génétiquement modifiés (c'est la mode à Rapture !) enfermés dans d'immenses scaphandres et entièrement équipés. Donc autant ne pas vous le cacher, "Monsieur P" comme le disent très bien nos chers marmots sont loin d'être des petits joueurs : vitesse et puissance sont leurs maîtres mots. Il vous sera impossible d'approcher une petite sœur sans devoir vous opposer à ces colosses. A partir de là, à vous d'être le plus malin. A vous de savoir quel plasmide utiliser, à vous de piéger le Big Daddy afin d'éviter tout dommage désagréable.
Mais une fois le combat terminé, il vous restera un choix moral des plus cornéliens : pour récolter un maximum d'Adam, vous devez éliminer la petite sœur ou alors, vous la sauvez mais vous ne récolterez que la moitié de son Adam. Cette décision aura non seulement une implication morale mais surtout, des conséquences sur votre manière de jouer et sur la suite du jeu. Notez par ailleurs qu'en sauvant les fillettes, la perte en Adam se verra compensée par des cadeaux offerts par un des rares survivants de Rapture.
Les graphismes de Bioshock se distinguent non pas par la qualité de leur modélisation, mais par un design intuitif et original. Attention, ne vous méprenez pas avec cette phrase, le jeu est tout de même digne d'être appelé un titre next-gen, mais il n'exploite pas l'ensemble des technologies offerte par Direct X 10, et ce dernier n'est même pas requis pour pouvoir profiter pleinement des graphismes. Hum, on ne va pas s'en plaindre.
Bonne nouvelle pour les utilisateurs de computer (prononcé avec l'accent québécois, grmbl, comprendra qui pourra), le jeu tourne sur des configurations plutôt modeste. Sur ma 8800 GTX épaulé d'un Q6600 (bombe le torse), aucun ralentissement à signaler, mais sur une 8600 GTS et une C2D E4300 c'est parfaitement jouable avec les options mis en Normal sans ralentissement notable.
Pour les utilisateurs de Xbox 360, bah ça passe comme papa dans maman. Normal me direz-vous.
Il faut avouer que Bioshock est destiné à un public plutôt adulte. Dunta l'a tout de même testé pour vous en cachette. Qu'est-ce que ce cher ami ne ferait pas pour JoL. Trêve de plaisanterie, l'atmosphère est généralement très glauque, assez peu enclin à la joie et l'allégresse (même si des clins d'œil assez marrants parsèment l'avancée du joueur).
On découvre un univers très controversé, parfois effrayant. Certains passages sauront vous faire sursauter, le joueur se sent très rarement hors de danger. Ce qui est intriguant pour avancer, mais aussi inquiétant. Il faut s'y habituer, mais en tout cas les développeurs ont réussi à nous transmettre une partie de ce que pourrait ressentir le personnage que l'on incarne.
Musicalement parlant, c'est un délice. La bande sonore très Sixties renforce cette atmosphère inquiétante (merci le bourrage de crâne hollywoodien), mais on retrouve à plusieurs reprises des musiques d'auteur/compositeur en parfaite adéquation avec la situation à laquelle l'on fait face.
Pour ce qui est du scénario, reportez-vous un peu plus bas dans les avis puisque cela me semble à l'appréciation du joueur.
Mon avis ? Bon, je vais vous le donner. RaGgeD a vraiment un humour pitoyable... Ah pardon, l'avis sur le jeu ? Bah franchement, ça poutre sévère. Personnellement, j'adore jouer aux FPS mais y'en a marre de se taper toujours les mêmes couloirs grisâtres. Là, bien qu'on soit toujours dans le FPS "couloir", on ressent pas cette monotonie et puis bon, le jeu vous pète la rétine. Musique complètement décalée par rapport à l'ambiance angoissante du jeu, ennemi vous prenant par surprise, design steam punk génial, Bioshock est réellement un titre a posséder ou du moins, à avoir fait une fois dans sa vie. On peut même dire qu'il mérite sa place sur le podium des meilleurs titres de l'année 2007. Mais bon, Bioshock est loin d'être le seul jeu à convoiter cette place.
- Un scénario immersif appuyé d'une réalisation hors norme :
Bioshock c'est avant tout un univers. Propre, Original. Deux mots simple afin de qualifier l'inqualifiable. Il est vrai que dès les premières scènes, le joueur se sent dépaysé. Le mélange entre une ambiance "Sixties" et une atmosphère pesante digne d'un "F.E.A.R" se révèle diaboliquement envoûtant.
Le joueur avance dans l'intrigue sans savoir ce qu'il va lui arriver par la suite, et l'on est tenu par le bout du nez jusqu'au dénouement. Cela faisait bien plusieurs années qu'un titre FPS ne nous avait pas proposé une histoire pertinente et forte en rebondissement. Tout cela dans un univers innovateur, à en faire rêver certains surréalistes.
Il est vrai que les graphisme quant à eux laissent rêveur, on a déjà vu mieux certes, mais on ressent une réelle volonté de la part des Game-Designers de se démarquer ce qui rend Bioshock affreusement immersif. Tout est modélisé de façon originale, des chrosomes aux armes lorsque celles-ci sont modifiées. On a cette impression que rien n'est laissé au hasard de peur d'être perçu comme trop conventionnel. L'empreinte Bioshock va donc sûrement se propager dans d'autres titres.
- Jouer selon ses règles :
Comme expliqué ci-dessus, le gameplay de Bioshock se différencie par l'utilisation des plasmides. La diversité de ceux-ci couplé avec les différentes armes conventionnelles permettent au joueur d'adopter un style vraiment très "personnel". A cela s'ajoute les éléments du décor, influençables grâce aux armes ou aux pouvoirs de notre héros. Chaque situation a donc plusieurs manières d'être résolue, selon vos désirs, vos fantasmes ou perversions. Ici aussi rien n'est laissé au hasard, tout a une incidence.
Malheureusement, encore trop d'évènements sont encore scriptés, on se sent toujours trainé d'un point à l'autre, ce qui est un bien pour un mal ou vice versa.