Le premier film Alien, introduisant la créature est sorti en 1979. Réalisé par Ridley Scott, il rencontrera un succès fulgurant qui ne se dément toujours pas aujourd'hui.

Dans une galaxie lointaine, très lointaine… Hum pardon. Le cargo Nostromo, vaisseau commercial dirigé par le capitaine Dallas, vogue à travers cet univers impitoyable (…). Un mystérieux signal sonore le pousse à se poser sur une petite planète brumeuse pour découvrir l’origine de cette émission. Les choses vont malheureusement plutôt mal tourner pour Kane, agressé par une forme de vie inconnue. Ramené à bord du vaisseau, il va permettre à une adorable petite créature d’y faire son entrée également. Notre charmant nouvel hôte va alors décider de lier plus ample connaissance avec le reste de l’équipage, tout en demeurant quelque peu fuyant…
Alien mise clairement sur son ambiance pour donner toute son ampleur au film. Vous trouverez à vrai dire très peu de scènes violentes, très peu de sang. Tout est dans l’implicite et dans le suggéré, ce qui est bien plus redoutable finalement. Vous noterez d’ailleurs que vous êtes mis dès le début dans le bain, les premières scènes mêmes du film sont effrayantes, ou du moins stressantes. Les décors sont très sombres et très noirs. L’éclairage est quasiment inexistant, la première planète brumeuse. La musique renforce cet effet inquiétant. L’ennemi est furtif et très rapide. Bref, tous les éléments classiques sont réunis pour vous "filer la chocotte" et ça marche du tonnerre.
« Dans l’espace, personne ne vous entend(ra) crier. », telle est la devise du film.

On peut émettre quelques petites réserves sur le comportement des passagers et de l’Alien de manière épisodique. Maintenant, ces petits défauts ne sont franchement pas trop choquants ou dérangeants et sont après tout nécessaires pour que le film se déroule.
Reste l’aspect technologique puisque l’œuvre a été réalisé il y a tout de même 28 ans. Toutefois, même si les ordinateurs et autres écrans ne paraissent guère plus modernes, ce n’est franchement pas très important. Ce n’est pas un film de science-fiction à grand renfort d’effets spéciaux mais bien un film d’ambiance.
On peut tout de suite affirmer que la qualité des interprétations a contribué à la réussite de l'oeuvre. Celles-ci sont en effet de très bonne facture. Mis à part des comportements quelque peu étranges parfois, comme je l’ai déjà dit au-dessus, les acteurs sont assez crédibles. Qui plus est, les émotions sont également bien retranscrites.
Enfin, c'est la première fois qu'une femme tient un véritable premier rôle. Sigourney Weaver incarne Ripley à la perfection, certes peu féminine mais dotée d'une véritable volonté. Combattive et intelligente, elle est loin d'être une simple potiche.
Le succès magistral d’Alien est toutefois sans aucun doute dû dans une large partie au monstre lui-même (logique qu'il en soit donc le héros éponyme). On le voit en réalité très peu au cours du film mais l’on ressent pourtant sa présence continuellement. Son apparence et son évolution sont très bien pensées et dessinées, sa « pureté » est flagrante. On en viendrait parfois presque à souhaiter qu’il remporte la partie.
Il est intéressant de signaler que la création de l'Alien est due à Hans Ruedi Giger. Cet artiste suisse est l'initiateur d'une forme d'art appelée "biomécanique", qu'on retrouve parfaitement dans le dessin du monstre.
Bientôt 30 ans après sa sortie, Alien premier du nom demeure un film référence, un incontournable pour tous les amateurs a minima de frissons.
Si vous voulez poursuivre l'aventure, vous pouvez consulter l'article consacré au deuxième volet écrit par kariboubou.
Une petite réflexion métaphysique tirée de Wikipedia pour terminer : « En psychanalyse, on peut identifier l'Alien au ça (la pulsion animale) et l'ordinateur — Maman — au surmoi (l'interdit, la loi). Le Nostromo, tiraillé entre les deux, mais les englobant tous à la fois, représenterait peut-être le moi. »