Visite guidée du 9ème festival du film asiatique de Deauville.

Sur les 50 films proposés et en préparant une feuille de route digne des plus belles expéditions, je n’ai vu que 25 films. Des choix nécessaires donc s’imposent de facto et les fiches du site officiel aident en ce sens.
Parmi la sélection officielle, le palmarès est le suivant :

De gauche à droite et de haut en bas : King and the Clown, Syndromes and a Century, et Ad Lib Night
La section Asia (avec son fort agréable jury) a primé Dog Bite Dog de Soi Cheang (Hong Kong), même si au goût d’un grand nombre City of Violence de RYOO Seung-wan (Corée du Sud) était sans conteste le lauréat idéal et mérité -sans rien enlever aux qualités du primé.
James Lee, homme à tout faire malaisien, fut le bénéficiaire d’un regard sur sa jeune mais prolifique carrière. Son travail projeté pendant ce festival montre quelqu’un aimant son métier et qui doit avoir eu des soucis de relations conjugales dans sa vie vu les thématiques récurrentes. A chacun sa méthode d’expier son passé…
En parlant d'expiation et de vengeance, Park Chan-wook, après avoir bénéficié d’un prix 6 ans auparavant à Deauville, revient nous rendre visite dans le cadre de l’hommage qui lui était dédié. Comme beaucoup, j’ai assisté à la projection de son dernier film avec attention surtout qu’il venait d’annoncer dans son discours de remerciement qu’il prenait sa retraite… Il souhaite abandonner la carrure de cinéaste tel que l’on le connaissait auparavant. Et sur l’écran du C.I.D. se déroule la pellicule de Je suis un cyborg, une sorte de Edwardette aux mains d’argent avec le côté Big Fish, oui Park Chan-wook nous livre une ½uvre tel un Burton dans les bons jours. Cela promet pour celui qui souhaite être primé dorénavant comme Jeune réalisateur.
Dans les autres films projetés, au sein du panorama on pouvait trouver des perles telles Krrish (un Bollywood mélangeant Paycheck, Superman, E.T., Spiderman…), Sumo Hot Pot – Chanko où des étrangers s’occupent d’un club de sumo au Japon. On a pu assister à des rencontres avec des cinéastes venant présenter pour la première fois leurs films en France ( voire mondialement ), profitant de la salle du C.I.D et de sa grande capacité ( 1 400 places ). Malheureusement, le taux de remplissage n'était pas toujours optimum.
Trois documentaires sont venus apporter des éléments concernant la Corée du Nord. Je n’ai vu que celui où un ancien militaire américain explique pourquoi il est parti des Etats-Unis et reste en Corée du Nord, racontant sa vie depuis là-bas. Un très intéressant regard sur ce pays, les m½urs et le passage très sympathique dans le générique de fin quand un ancien ami du soldat se demande pourquoi il n’est pas parti en Angleterre ou la France, ah non pas la France…
Et en marge des films, il était possible de continuer à se dépayser en se rendant au Village Asia. La surface était divisée en 4 zones (Gastronomie, Santé et Bien-être, Economie et Formation et Arts et Culture). Avec en vrac : démonstration de sports (Judo, tennis de table, Aïkido), des cascades, des expositions de marionnettes, une yourte mongole, des bonzaïs (à noter la séance de dédicace de Miss Asie France, une belle plante parmi les autres), des massages, de quoi acquérir des livres et CD…
Comme le concluait le président avec humour et brio, la fréquentation est en hausse, la qualité et la satisfaction aussi. En espérant que le festival de l'année prochaine soit un aussi bon cru même si on pourrait se passer de neige à la rigueur…