Fort de son expérience en matière de série, Home Box Office, plus communément appelé HBO, s'est attaqué à la période romaine. À partir de la chute de la République jusqu'à l'avènement de l'Empire Romain, l'histoire de plusieurs personnage est retracée de façon plus ou moins authentique. Lumière sur cette série qui rencontre un certains succès aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Les plus chanceux d'entre vous ont sûrement vu quelques épisodes de la première saison lors de la diffusion sur Canal + en juin 2006. La saison 2 est diffusée en ce moment même aux Etats-Unis et bien évidemment en Angleterre.
La période romaine n'est plus à présenter, mais un petit résumé se doit d'être fait pour nos petits camarades n'ayant pas écouté en classe durant le collège. Pour faire court, la première saison commence au retour du général Jules César de sa campagne en Gaule, jusqu'à son tragique assassinat. Le téléspectateur est invité à assister à toutes les péripéties qu'affronte le futur empereur au travers de son empire, mais plus précisément à Rome. Complot, meurtre, conflit d'intérêt, corruption, politique douteuse. Tout y est. On retrouve aussi deux personnages principaux, d'origine plébéienne : Titus Pullo (Ray Stevenson), un colosse de guerre dont les seules passions sont la violence et le sexe, ainsi que Lucius Veronus (Kevin McKidd), personne dont la vie de famille est tourmentée, cherchant à s'éloigner de la XIIIe légion. Bien évidemment, les personnes épiques de la période romaine sont bien présentes : Cicéron (David Bamber) , Marc-Antoine (James Purefoy), Pompée (Kenneth Cranham), Brutus (Tobias Menzies), ainsi que la puissante famille Julii composée de Atia (Polly Walker) la nièce de César, son fils Octave (Max Pirkis lorsqu'il est jeune puis Simon Woods lorsqu'il est plus âgé) et futur empereur Auguste, enfin sa fille Octavie (Kerry Condon).
La saison 2, quant à elle, commence dès l'assassinat de Jules César. Elle insiste sur l'opposition entre Auguste et Marc-Antoine se disputant le pouvoir, sans oublier les batailles opposant ceux-ci à Brutus, principal coupable (commanditaire ?) du meurtre de Cesar. On y retrouve bien sûr nos deux plébéiens subissant diverses péripéties en rapport ou non avec les affaires politiques de cette période.
Il n'est pas utile de connaître parfaitement l'histoire romaine puisque le scénario reprend de façon authentique et remarquablement bien enchaînée les différents événements de cette période. D'ailleurs, le souci d'authenticité est admirable puisque très peu d'éléments fictifs se retrouvent dans cette série, mis à part les aventures de Pullo et Veronus quelque peu inventées, mais toujours en accord avec les problèmes de société de l'époque.
On pourrait reprocher aux réalisateurs de survoler certains aspects de la vie de César comme sa relation avec Cléopatre qui n'occupe que deux épisodes de la saison 1, mais tout cela reste dans le souci de pouvoir couvrir tous les aspects de sa vie en une saison de 12 épisodes de 45 minutes.
Outre l'aspect historique, on découvre des personnages charismatiques et un jeu d'acteur parfois très efficace, notamment des deux plébéiens. Il est très facile de s'attacher à ces deux protagonistes dont le destin se révèle passionnant au fil des épisodes.
Plus encore, la possibilité de voir Rome au travers du regard de plusieurs membres de la société romaine, de l'empereur jusqu'au plébéien en passant par l'élite sociale, est très immersif. En parlant d'immersion, il faut savoir que plus de 100 millions de dollars ont été utilisés pour produire cette série. Et cela se ressent nettement, la qualité des costumes est des plus étonnantes : Rome a été reproduite grâce à l'utilisation d'images de synthèse et de décors somptueux. Au regret des férus de batailles extraordinaires, il faut avouer que les rares combats montrés au téléspectateur peuvent paraître quelques peu décevants.
N'oublions pas que Rome est avant tout une sérié télévisée.
Des plus prenantes ?
C'est à vous de voir.