La Fusion française (ou plutôt la Fonck, ce mélange de Funk et de Rock) n'est pas morte ! La preuve en est avec le dernier album de ce groupe de Mont-de-Marsan, j'ai nommé : Wolfunkind

J'avoue, l'accroche est un peu exagérée. La Fusion française n'a jamais passé l'arme à gauche mais depuis que FFF s'est retiré de la scène, il était difficile de lui trouver un digne successeur. C'est chose faite ici avec Wolfunkind et son album : L'album de la maturité
Ces landais ont débuté leur carrière en 1994 et sorti leur premier opus en 1997. Ce delta de trois ans a tout simplement été passé sur les scènes de France et de Navarre, comme bon nombre de groupes de Fusion, ce style musical prenant toute sa dimension en live. Puis s'en sont suivies quelques années de galères avec un album moyennement apprécié par la presse (Fou ? en 2001) et leur premier label qui a du mettre la clef sous la porte. Depuis 2004, ils auto-produisent sous le label TerATerre leurs galettes qui sont toujours à des prix défiants toutes concurrences et tout piratage (de 5 à 7 euros).
Revenons à cet opus, L'album de la maturité, sorti en mars de cette année. En fait c'est un trois en un : un album studio avec 11 nouveaux titres, un live et un DVD. Sur l'enregistrement studio, on retrouve leur style métissé très marqué par ce mélange funk et rock particulièrement énergique et festif. D'ailleurs, cet aspect ressort d'autant mieux sur le DVD et l'enregistrement live.
Le son produit par Wolfunkind reprend les éléments caractéristiques de la Fonck, c'est-à-dire de bon gros riffs de guitare bien groovy et furieusement efficaces, une basse qui tâche, une batterie volubile, le tout saupoudrer avec un soupçon de cuivre (un peu trop rare à mon goût sur ce dernier album).
Les paroles souvent salaces et toujours déjantées, sont à prendre au « 75ème degré » comme les membres du groupe aiment à le rappeler durant leur concert, pour preuve certains titres tels que « Les métaleux sont des PD » ou « Dick of Tiger ». Ils s'offrent même le luxe d'avoir un invité de marque sur deux morceaux, « Looking for Gabio » et « Angelo dances with Martine », en la personne d'Angelo Moore, le chanteur/saxophoniste de Fishbone (un des groupes phare du mouvement Fusion aux US).
Bref si vous voulez retrouver la fraîcheur d'un Blast Culture de FFF, je vous conseille de tourner vos cages à miel du côté de Wolfunkind et de cet Album de la maturité. Et puis parce que c'est vous (et puis quand on parle de musique le mieux c'est de l'écouter), voici un extrait
J’y vois comme Starsky, j’y vois qu’Hutch
Pour information, d'autres extraits sont disponibles sur leur site ici
Bonne écoute