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The Future Sound Of London - Teachings From The Electronic Brain

Vingt ans après avoir donné leur premier coup de pied dans la techno-fourmilière, le temps est venu pour The Future Sound of London de se faire compiler. Teachings from the Electronic Brain retrace en quinze morceaux comment le duo culte est entré dans la postérité et offre une porte d'entrée accessible à tous pour découvrir l'une des formations les plus respectées et novatrices de la scène électronique mondiale.

Une autre "techno"

The Future Sound of London - Teachings from the Electronic Brain Longtemps la musique électronique a été réduite à la techno, voire à la dance. Des boucles répétitives et souvent binaires, c'est la grande ère du boum boum et des voix féminines qui susurrent des phrases pleines de sens comme « open your eyes » ou « listen to your body ». Tout un programme qui heureusement n'a pas trop duré puisque des personnes ont vite pris les choses en main pour proposer des alternatives plus adultes. Ainsi au début des années 90, un style nouveau apparaît, qui selon son origine revêt différents noms : ambient techno, electronica ou encore IDM (pompeusement pour Intelligent Dance Music). La musique est toujours électronique mais beaucoup plus travaillée, plus mélodieuse et surtout plus posée. On ne cherche plus à faire danser le bétail sur le dancefloor mais plutôt à intriguer, à relaxer et à faire méditer l'auditeur. La difficulté est de titiller le cortex dans le sens du poil, en somme.

Une fois le décor planté, les acteurs arrivent : The Orb, LFO, The KLF, The Black Dog et donc The Future Sound of London (FSOL pour les intimes), formé par Garry Cobain et Brian Dougans à Londres en 1989. Les deux compères avaient d'abord officié sous le nom de Humanoïd et sont aussi connus en tant que Amorphous Androgynous et d'autres pseudonymes aussi originaux que durs à retenir.

C'est néanmoins sous FSOL qu'ils ont sorti leurs plus belles pièces. Premier essai en 1992 avec l'album Accelerator et son hit « Papua New Guinea », le morceau que tout le monde connait sans savoir qui l'a composé. Ensuite vient le majestueux triptyque Lifeforms, I.S.D.N et Dead Cities, tous les trois sortis en l'espace de deux ans et qui restent indubitablement parmi les tous meilleurs albums electro jamais pondus. Et oui rien que ça, mais l'écoute suffit à convaincre. C'est sur cette période que s'intéresse Teachings from the Electronic Brain, omettant les récentes productions du duo (The Isness, The Otherness et Alice in Ultraland) puisqu'elles explorent un style différent : le folktronica psychédélique (oui je sais "c'est quoi ce truc ?", bon ça c'est pour un autre article).

Leitmotiv : invention

Inaugurer un best-of avec le morceau qui a fait découvert FSOL au monde, c'est plus qu'un signe, c'est une évidence. C'est sans surprise que l'intemporel « Papua New Guinea » et la voix syncopée de Lisa Gerrard ouvre la danse. L'album Dead Cities est largement mis à l'honneur puisqu'il prête sept de ses morceaux aux quinze qui composent Teachings. Personnellement, je trouve que c'est simplement leur meilleur album, donc cette tracklist me conforte dans mes appréciations. Coups de coeur pour l'intrigante excursion tribale « My Kingdom », pour les tribulations organiques d'« Antique Toy » et « Glass » ainsi que pour le tonitruant « We Have Explosive ».

Les précédents opus ont aussi leur heure de gloire. On revit les transes aquatiques et relaxantes de Lifeforms avec son morceau titulaire et « Cascade », puis les ambiances enfumées et jazzo-futuristes d'I.S.D.N avec « Smokin' Japanese Babe » et l'imprononçable « Far-Out Son of Lung and the Ramblings of a Madman ». Malgré tout, l'ordre des morceaux est bien choisi et Teachings offre un compromis parfait entre diversité et homogénéité (cfr. Extraits).

La majorité des morceaux a plus de dix ans et pourtant la musique de FSOL n'a pas pris une seule ride, et reste d'ailleurs encore sacrément avant-gardiste. Chaque note est une créature qui murmure, hurle, soupire, rit, pleure ou gémit, et les morceaux ont des allures de microcosmes vivants tant le résultat semble tout sauf artificiel.

Extraits

Video/medley de quelques morceaux de la compilation.

Source de l'article :

Rédigé par Le Nain Disco

Publié le 13 octobre 2006 à 16h01

Dernière mise à jour le 13 octobre 2006 à 16h01