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Archives des actualités postées en août 2013

» Attendue par le Cercle - La fin de Breaking Bad

Rubrique détente du week-end, on va se permettre une brève incartade aux jeux vidéos pour prendre le temps de (re)découvrir une série de qualité. Breaking Bad touche à sa fin et les huit derniers épisodes arrivent à partir du 11 août sur AMC.

Breaking Bad

La série Breaking Bad, création de Vince Gilligan, nous fait suivre la vie de Walter White. Professeur de chimie en lycée, Walter se découvre un cancer avancé. Alors, pour assurer l'avenir de sa famille avant de mourir, il va se lancer dans la fabrication de méthamphétamine. Sa vie va devenir très compliquée, oscillant entre moments d'anthologie et pathétique. Le tout prendra 5 saisons pour se dénouer.

Comment ? Il y a de nombreux posteurs du Cercle Taberna, forum de JeuxOnLine dédié à la culture sous toutes ses formes, qui se posent la question et avancent des théories. Je retiens celle où Walter finit par dominer le monde et se coince les pieds dans le tapis. En attendant, Selty, un des adeptes de la série, va nous partager ses impressions sur la série et son prochain dénouement :

Il y a plusieurs choses qui sautent aux yeux dans Breaking Bad.

D'une, l'amélioration au fil du temps. Ça commence haut, et ça ne fait que s'améliorer de saisons en saisons. C'est suffisamment rare dans une série télé pour être remarqué, la très grande majorité du temps c'est l'inverse qui se produit : la dégringolade au fil du temps. Ici on commence avec une très bonne série, et on finit avec une série magistrale.

Ensuite, le degré de détails. Tout est travaillé et poli : la composition, la lumière et l'image en général sont dignes des plus grands films. Rien n'est laissé au hasard, et chaque petit détail à son importance et une symbolique propre. Même les formules et discours scientifiques sont corrects et vérifiés par des chimistes de profession.

L'évolution des personnages et de l'histoire est logique. Pas de renversement de la psychologie d'un personnage d'une saison à l'autre car ça sert l'intrigue, pas de surplace avec untel ou untel qui ne change pas alors que le monde autour de lui s'écroule : Les personnages évoluent et se changent mutuellement, et ça ne semble pas forcé. Le meilleur exemple c'est Walter White. Le Walter de la première saison n'a plus rien à voir avec celui de la saison 5. Son changement a été lent, méthodique, et on (nous, spectateurs) a vécu chaque étape, chaque élément qui l'a fait devenir ce qu'il est maintenant. Et même si on peut haïr le personnage qu'il devient, on comprend.

Et enfin cette évolution ne serait pas possible sans un jeu d'acteur plus que solide. Bryan Cranston est fabuleux, et il n'y a rien à jeter dans les seconds rôles.

Alors maintenant, j'attends quoi de la demi-saison finale... Et bah : la même chose, en encore mieux. Je veux un final logique, dans la continuité de ces dernières saisons et de ce que sont devenus les personnages. Je veux, une fois le season finale vu, me dire que tout depuis le premier épisode de la saison 1 emmenait ici, et en revoyant les épisodes précédents trouver des détails qui me fassent murmurer avec révérence "foreshadowing!". Et tout ça avec la pointe de folie occasionnelle caractéristique de Breaking Bad. Vince Gilligan ne m'a jamais déçu avec sa série, et ça m'étonnerait très franchement qu'il le fasse maintenant.

Pour les intéressés, vous pouvez partager vos impressions sur le fil dédié à la série Breaking Bad.

Le 04 août 2013 à 09:12

Par Agahnon

» Critique du Cercle - Pacific Rim, quand un fantasme devient cinéma

Rubrique détente du week-end, on va se permettre une brève incartade aux jeux vidéos pour prendre le temps de découvrir Pacific Rim, le dernier film du réalisateur Del Toro.

Pacific Rim

 

Depuis les frères Lumière, le cinéma nous propose sans cesse de nouveaux films. S'il n'est pas aisé de faire le tri parmi tous, la fréquentation des sujets dédiés au cinéma sur le Cercle Taberna, forum JeuxOnLine de la culture sous toutes ses formes, peut être un bon indicateur.

En ce mois d'août 2013, Pacific Rim sort incontestablement du lot et pas seulement parce que je suis fan de robots depuis Goldorak. Mais c'est un membre du Cercle, en la personne de PedroLeChat, qui va prendre la parole et nous partager sa critique du film Pacific Rim :

PedroLeChat

Enfin ! Quel geek ne piaffait pas d'impatience à l'idée de voir Del Toro mettre en scène des mechas gigantesques affrontant des monstres sous-marins fluo dans un Kaiju Eiga ?! Je vous le demande !

Pacific Rim est un Tentpole movie, un « blockbuster AAA » qui a réclamé un investissement énorme : 180 M$. C'est déjà un challenge en soi de rentabiliser ce genre de production, alors lorsqu'on parle d'un Kaiju Eiga (un film de monstres japonais, jadis productif mais actuellement moribond, y compris dans son pays d'origine), on peut avancer que le réalisateur de Hellboy n'a pas joué la carte de la sécurité pour son premier méga blockbuster. Force est de constater que le film a été durement critiqué dès sa première semaine d'exploitation, ne sauvant sa peau au box-office que de justesse, grâce à un succès aussi phénoménal qu'inattendu en Chine.

Alors, qu'est-ce qui a foiré dans la mécanique mecha ?

Techniquement, il n'y a pas grand-chose à reprocher à Pacific Rim. Del Toro fait le choix assuré et assumé de l'extravagance. Le travail en préprod' est fantastique, l'agencement des scènes est en tout point remarquable, et le montage est quant à lui limpide, offrant aux spectateurs un divertissement rarement vu au cinéma.

En se débarrassant de tout un système de plus en plus compartimenté établi par l'industrie cinématographique, l'ami Guillermo explose les codes du blockbuster dès l'introduction du film en détruisant toute forme d'héroïsme. Dépeignant l'humanité comme arrogante, il ne cesse de souligner la stupidité de ses actions face à un élément qu'elle ne peut contrôler.

« Tout bon », me direz-vous. Eh bien non. Del Toro échoue une nouvelle fois à donner du panache à ses personnages. Seuls Idris Elba et Rinko Kikuchi arrivent à véhiculer de l'émotion et ils font preuve d'un charisme incroyable. Le scénario souffre également de quelques incohérences qui font l'objet de débats houleux sur les réseaux sociaux. Nous avons également droit à quelques clichés inhérents à ce genre de production.

Pour résumer, Pacific Rim est une oeuvre personnelle, jouissive et incroyablement percutante, mais qui malheureusement se prend parfois les pieds dans le tapis de la facilité/naïveté.

Pour les intéressés, vous pouvez partager vos impressions sur le fil dédié au film Pacific Rim. Si vous souhaitez partager une critique sur un sujet traité sur les forums JeuxOnLine, vous pouvez me contacter. Et vu qu'on est sur JeuxOnLine, on rappellera qu'il est possible de publier directement une critique d'un jeu à partir de sa fiche MMOpédia.

Le 17 août 2013 à 17:10

Par Agahnon